Le téléphone sonne. Une voix annonce la nouvelle : son père est mort. Pour Piroyo, ce n'est pas un deuil qui commence, mais le souvenir d'une enfance volée qui remonte à la surface. Des années passées à guetter les pas d'un tyran domestique, à esquiver les coups et à se murer dans le silence, sous le regard d'une famille qui détournait les yeux. La porte de la cage est enfin ouverte, mais les cicatrices, elles, restent.
Mais la mort d'un monstre ne suffit pas à effacer ses ravages. Comment construire une vie d'adulte, apprendre à aimer, à faire confiance, quand chaque souvenir est une blessure ? Le fantôme du père hante chaque recoin de son existence, empoisonnant son présent et menaçant son avenir. La libération n'est pas une fin, c'est un nouveau champ de bataille où l'ennemi est à l'intérieur. Il faut tuer le père une seconde fois.
Témoignage autobiographique d'une honnêteté désarmante, ce drame intime explore sans concession le long chemin de la reconstruction. Porté par un trait faussement simple qui explose lors des scènes de violence, ce récit coup-de-poing est une lecture nécessaire sur la résilience et les cicatrices qui ne s'effacent jamais.