À vingt-cinq ans, Miku a la certitude d'être transparente. Son premier petit ami, Haru, devrait être une fête ; c'est une cage. Chaque jour, ses mots la déprécient, la recouvrent d'une boue invisible qui éteint son reflet dans le miroir. Elle se croit laide, elle se croit terne, simplement parce qu'il le lui dit. Mais un jour, dans le scintillement d'un grand magasin, un regard se pose sur elle. Celui d'un homme qui voit au-delà du masque.
Cet homme, c'est Iyori, un conseiller en cosmétique qui devine la femme qu'elle pourrait être. Il lui propose de la maquiller, non pour la cacher, mais pour la révéler. Une touche de fard, une couleur sur les lèvres, et la voilà étrangère à elle-même. Mais ce nouveau reflet est une déclaration de guerre à l'homme qui la maintient dans l'ombre. Chaque coup de pinceau est un pas vers la liberté, ou une chute plus profonde dans le mensonge.
Un drame romantique d'une justesse poignante, qui explore avec une rare sensibilité la reconstruction de soi après l'emprise psychologique. Porté par un trait délicat, le récit dissèque les mécanismes de la toxicité amoureuse et la puissance émancipatrice d'un regard qui, enfin, vous voit.